Questions relatives à l’exercice de la profession

Violence conjugale et psychothérapie

Problèmes liés à l’exercice de la profession : Tout mettre ensemble

Cet article a été initialement publié dans le Communiqué d’avril 2025

 

L’OPAO est en train de revoir son approche pour garantir que les psychothérapeutes autorisés (PA) aient les bonnes réactions lorsque leur client peut être victime de violence conjugale. Cette violence peut prendre plusieurs formes, notamment la violence physique, émotionnelle, psychosociale ou sexuelle, l’exploitation financière, la coercition, le contrôle ou la négligence (GRC).

 

N’importe qui peut en être victime, quel que soit son sexe, sa race, sa classe sociale, sa sexualité, son origine culturelle ou sa religion. On observe toutefois plus de victimes chez les femmes autochtones, les personnes 2SLGBTQ+, les femmes handicapées et les jeunes femmes (Statistique Canada). L’âge est un facteur de risque important, les jeunes étant beaucoup plus susceptibles de subir des violences conjugales (Statistique Canada).

 

Bien que les directives de l’OPAO soient toujours en cours de révision, les inscrits doivent tenir compte des points suivants :

 

Évaluation des risques et planification de la sécurité : L’évaluation des risques et la planification de la sécurité sont des pratiques fondées sur des données probantes qui peuvent aider les inscrits à favoriser la sécurité des clients. Pour en savoir plus sur ce sujet, y compris les ressources disponibles, consultez le manuel intitulé Exercice de la profession et jurisprudence pour les psychothérapeutes autorisés. (Voir « Évaluation des risques et planification de la sécurité » et « Ressources pour la planification de la sécurité »)

 

Éducation des clients : Les clients victimes de violence conjugale peuvent être disposés à recevoir des informations ou des ressources sur le sujet, ou à se faire recommander à un spécialiste. Bien que les personnes inscrites doivent veiller à ne pas influencer indûment la prise de décision du client, il est généralement approprié de proposer de lui fournir des informations.
Par exemple, elles peuvent proposer de lui donner des exemples de contrôle coercitif
ou de facteurs associés à un comportement violent.

 

Formation des inscrits : Lorsqu’ils travaillent avec des clients qui subissent ou ont subi de la violence conjugale, les inscrits doivent s’assurer d’avoir reçu la formation et les connaissances nécessaires sur les ressources disponibles permettant de soutenir leur client.

 

Prévention des préjudices lors de la divulgation : Dans certains scénarios, les inscrits peuvent être amenés à divulguer des informations pour éviter de nuire à leur client. Bien que la ligne directrice de l’OPAO sur la divulgation de renseignements pour prévenir les préjudices soit toujours en cours de révision, les inscrits pourraient souhaiter consulter le rapport du Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée qui s’intitule Communication de renseignements en situation de violence conjugale : lignes directrices à l’intention des professionnels.

 

Prise de notes : Le dossier clinique du client doit contenir tous les détails des discussions sur la violence conjugale ou sur la fourniture de ressources ou d’orientations connexes.

Rejoignez notre liste de diffusion et restez informé rendez-vous avec les dernières nouvelles

Inscrivez-vous pour recevoir des nouvelles et des informations de notre part.

Inscrivez-vous aujourd'hui